POULPE FICTION
Un visage s’abandonne dans un souffle, entre abandon et résistance.
Un tentacule d’un rose nacré s’enlace autour de la bouche, s’enfonce à la limite du silence.
Dans Poulpe Fiction, Delphine Cencig explore la frontière entre possession et libération, fusion et suffocation, désir et instinct de survie.
Sous sa beauté glacée, l’œuvre met en scène une tension viscérale :
absorbe-t-elle la créature ou tente-t-elle de s’en délivrer ?
Les empreintes laissées sur sa peau deviennent les marques d’un passage, entre étreinte et effraction, domination et abandon.
L’artiste y déploie une métaphore de la dépendance et du pouvoir, où l’humain et l’animal se confondent jusqu’à perdre toute hiérarchie.
Poulpe Fiction interroge le moment précis où la séduction se transforme en captivité — et où la chair devient mémoire de ce qu’elle a contenu.